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Mes passe-temps favoris outres le tricot et l'autoérostisme, comptent en ce moment la lecture romanesque : rien de bien extravagant en soi, je vous le concède. Sauf si je précise que dernièrement, mes goûts tendent invariablement vers les livres pseudogores usant d'une vague histoire de psychopathe semi pervers pour décrire des scènes d'autopsie de jeunes femmes dévergondées sur fond d'histoire d'amour d'une niaiserie casi indécente. Le genre de livre qu'on vous vend l'été à la caisse du champion entre les chewing gum et le télé 7 jours. Oui, je n'ai presque aucun scrupules à l'avouer, je m'adonne à ce genre d'occupations et pire encore, j'aime ça...
L'intrigue d'une banalité affligeante, l'omniprésence de personnage dont la personnalité est profondément dépourvue d'interet, le semblant d'explication quand à la justification des crimes qui sombre invariablement dans une convenance attendue, sont autant d'élèments à mon humble avis, propres à s'interroger sur le genre humain.
Qu'est il arrivé au gus, qui a pondu ces inepties ? Avait il un besoin urgentissime d'argent ? A t'il était forcé durant ces études de lire des bouquins titillant un peu trop les neurones pour vouloir donner corps maintenant à une litterature ne nécessitant pas le moindre soupçons de reflexion ? Manque t'il cruellement d'amour propre pour preferer signer son récit sous sa vraie identité (et qui plus est mettre sa photo accompagnée d'une biographie revelant une vie aussi trépidante que celle de ses personnages) au couvert d'un pseudo ? Qu'on m'explique !
Les gens qui lisent ce genre de bouquins tremblent t'ils réellement face à ces intrigues "bas de gamme" ? Ont ils reellement l'impression de découvrir le fin mot de l'histoire à la dernière page ? Alors tout un chacun sait que de toute façon c'est l'avocat qui les a tous tué et que la fille en danger elle va finir avec le commissaire revêche et bourru !
Ca paraissait tellement simple d'écrire une histoire comme ca, que j'eu envie d'essayer. Ainsi a germer en mon esprit, un récit au suspence délicatement emprunt d'une violence sanguilonante propre à cette "litéral-rature". Et c'est après de longues hésitations et de grandes irrésolutions que j'ai décidé de vous en livrer une version synopsiale, ou non exhaustive, donc incomplète si vous voyez ce que je veux dire.Classique dans le genre, ça commence de la sorte :
Un corps a été trouvé. Tordu dans une position aussi improbable qu'humiliante, qui étale, juste par l'incongruité de sa présence, l'obscenité dérangeante de la scène. L'étrangeté de la découverte devait beaucoup au lieux : la victime gisait sous un feston en toc, sur la scène du théatre de cornouaille.
Autopsie et renseignements pris, il s'agirait d'un élève de terminal, le genre sans histoire et bien sous tout rapport qui aurait decédé des suite de ses blessures au crane provoqué par un objet contondant (de fortes suspiscions pèsent sur le piano electrique déglingué gisant à quelques metres du défunt).
Pas de taxis ni de dentelle en fond d'histoire, pour l'enqueteur pas de doute possible c'est bel et bien d'un crime dont il s'agit.
L'interrogation s'en voit deportée : Le crimier a t'il agit sous le coup de l'impulsion ou était ce prémédité ? A t'il laissé libre cours à sa haine, la vraie, la pure, la dure, la tatouée celle qui s'affranchie de toute formes de scrupules, ceux qu'on sacrifit sans regret ni remords sur l'autel de la conviction absolue ?
Le decédé gus était il de ceux qui pousse a bout les grands instables ? D'après certaines sources, ce n'était pas un boulet (selon la définition deja formulée) mais plutôt un lèche caligae en puissance.
On connaissait le boulet, voici le faillot :
Le fayot joue de son apparente coollitude, profondément imbus de lui même, il se pame et fait le coq, mais il suffit de le déplumer, de gratter sa couche ô combien superficielle pour mettre à jour l'etre vulnérable et surtout ridicule de fragilité, le vulgaire poulet. Celui qui se trémousse le bec en l'air en quete de miettes d'estime d'autrui (à plus forte raison si autrui est un adulte), que le désir de reconnaissance consumme, qu'on abhore, qu'on exècre, qu'on voudrait voir crever dans d'atroces souffrances !!! Grrrrrrrrrrrrr...
Deux secondes, je reprend mon calme.
A pres tout peut etre que ce besoin lui échappe, que c'est vraiment plus fort que lui, ainsi emmerge la géniale conclusion : le poulet ne peut rien.
Le jour du crime, le self avait servit du poulet aux fayot, quel rapport avec la choux croute ? Hum...
Ca court vite un dinausore ?! Je sais pas, il fait quel temps a Paris ?
Mon muscle cérébrale est en pré-vacances, d'ou le plongeon final dans les fanges de l'absurde avec force de plats et "tronche" à l'appuis. C'est décousu et insensé, complètement braque et décalé. J'over kiffe.
L'insensé n'est pas forcement "non sens" et a mon humble avis c'est la que réside son charme.
Le fait est que j'ai autant de plaisir à proférer des inepties qu'à manifester une apparente consternation quand elles émanent d'autre truie.
Cela dit, à force de toujours relever le sourcil gauche, qui affiche cet air faussement désabusé, delicieusement hautain que j'affectionne tout autant qu'il énerve, je finis par développer un volume occulaire plus important de ce bord. (Doux jésus ! Un nouvel affre teratoloqigue !). C'est un mal pour un bien, dirons-nous. Qui va quand même etre tempéré sur le long terme. Le regard du british bulldog à quarante balais, manque de sexe à pile...


